Saturday, June 20, 2015

Qui nous sommes

Il est impossible de prétendre avancer sans repère sinon, comment saurions-nous que le temps passe et dans quelle direction nous avançons? Le passé nous sert de repères et notre histoire, de boussole. Aujourd'hui, avec la déportation massive de nos compatriotes par la Rep Dominicaine, notre passé nous juge et notre histoire nous teste

Après notre indépendance, nos ancêtres avaient fait de cette terre un symbole: celui de la liberté. Nous étions la terre des hommes libres en un temps où des hommes ne pouvaient pas reconnaitre l'humanité de leur semblable. Nous avons créer en ce temps là, un espace où tous les hommes étaient libres et égaux. Nous avions crée le "rêve haïtien". 
...puis nous nous sommes perdus. 

Comme à l'époque où sur les cotes de l'Afrique nous échangions des pépites d'or contre de la poudre à canon sans les fusils. Nous n'avons pas su reconnaitre la valeur inestimable de l'héritage qui nous etait légué. Nous avons pillé, gaspillé, détruit et épuisé notre environnement naturel, social et économique, rendant ce pays invivable pour plusieurs familles qui ont dû laisser leur patrie afin de survivre, afin de poursuivre un autre rêve (américain, dominicain....brésilien). Mais ce n'est pas le pire que nous ayons accompli durant ces deux siècles qui succedèrent notre indépendance. 

Le pire est que montrant peu d'orgeuil, nous avons pensé qu'il était peut etre mieux que nos compatriotes vivent et travaillent ailleurs tant qu'ils nous envoient des transferts. Notre stratégie ces dernières années: développer une économie parasite qui vit des dons et des prêts d'institutions internationales et d'une part des revenus de nos compatriotes qui vivent ailleurs. 

Plus de 200 000 de nos confrères sont expulsés et doivent rentrer chez eux. Oui, chez eux. Nos ancêtres se fichaient du nombre d'années que leur semblables avaient vécus à l'extérieur du pays. Dès que tu as du sang d'Haïtiens dans les veines, ces 27 750 km2 représentent ton chez toi. 

Nous avons manqué à notre devoir de rendre prospère ce pays jusqu'à maintenant. Il n'est pas trop tard pour commencer. Nous pouvons rendre à cette terre sa dignité. Dessalines a acceuilli Miranda et l'a aidé dans sa quête de liberté. Un peu plus tard, Petion a acceuilli Simon Bolivar. 

Voilà qui nous sommes. Nous acceuillons nos semblables. 


1 comment:

  1. Bien dit Wilford! Passons à l'acte maintenant. Les défis ont déjà été identifiés, il est temps de nous fixer des objectifs pouvant nous permettre de venir à bout de ces challenges. Le passé est déjà loin et quoiqu'en soit ce que nous ferons, nous ne le rattraperons jamais mais le futur est inévitable. Alors, faisons parler de la jeunesse haïtienne, faisons regretter aux dominicains d'avoir renvoyer nos frères et soeurs tout en construisant notre cher pays.

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